Topgenyturf

Les légendes du turf

Le sport hippique rassemble toutes les courses de chevaux au galop, au trot, à l'amble.

Le sport hippique ne doit pas être confondu avec les sports équestres (en partie olympiques) dont les disciplines les plus connues sont le saut d'obstacles, le dressage et le concours complet. Certaines disciplines de sport équestre se rapportent néanmoins à la course, comme l'endurance équestre.

Voilà! Certains chevaux ont marqué nos esprits, chevaux stars, quelque soit la discipline...
Alors je propose ce post pour leur rendre hommage à tous, parce qu'ils nous ont fait vibrer et surtout fait gagner des Euros.

La France est le deuxième pays au monde en terme d'organisation des courses de trot derrière les États-Unis. Comme ces derniers, la France possède également la particularité de posséder sa propre race, le Trotteur Français, contrairement à d’autres pays où les Trotteurs sont issus de courants de sang importés. La discipline internationale par excellence est le trot attelé.Le pilote ou driver commande le trotteur aux moyens de guides. Véritable contact physique entre la bouche du trotteur et les mains du driver, les guides véhiculent les commandes de direction et de vitesse au cheval. L'image ci-dessus en est une illustration.

 

 

 En effet les plus grands noms du trot attelé en France sont du moins quelques uns:

Uranie: Cette jument débuta victorieusement à Rouen le 14 mai 1923. Première grande dame du trot français et premier trotteur à avoir inscrit trois fois son nom au palmarès du Prix d’Amérique (1926/1927/1928). Jument extrêmement populaire, au trot aérien, on disait d'elle qu'elle possédait des ailes. Un an plus tard, la fille d'Intermède et de Pastourelle par Gladiateur est vendue à F. Vanackère qui la confie à Valentino Capovilla. Celui-ci comprend très vite qu'il a une jument exceptionnelle mais très difficile, commettant souvent des fautes. Retirée au haras en 1930, elle eut six poulains dont les frères Kairos et Ogaden par The Great Mc Kinney, qui marqueront l'élevage du trotteur français. Elle s'éteint en 1947 à l'âge de vingt-sept ans.


 

Fandango était un cheval de course de race trotteur français (né le 20 avril 1949), spécialiste du trot monté. Il remporta les principales épreuves de sa génération dans cette spécialité et remporta également à l'attelé le Critérium des 3 ans. Il fut également un étalon aux produits remarquables, tant sur les hippodromes qu'au haras. champion absolu au trot monté, discipline dans laquelle il enchaîne 38 victoires consécutives de 3 à 5 ans ! Il est deux fois au palmarès du Prix de Cornulier à 4 ans (un exploit) et à 5 ans. Devenu un étalon très performant, il accède au statut de chef de race et apparaît aujourd’hui dans le pedigree d’un très grand nombre de Trotteurs Français. En début d'année 1955, contre l'avis des frères Gougeon, son propriétaire décide de le présenter convalescent pour son 3e Cornulier. Il n'y termine que 5e lors de ce qui constituera sa dernière course. Il est alors dirigé vers le haras, où il réalisera une carrière encore plus prestigieuse, puisqu'on le considère, au même titre que Kerjacques ou Carioca II, comme un chef de race du trotteur français d'aujourd'hui.

Classiques (Groupe I)

 

 

Gélinotte est un cheval de course participant aux courses de trot.

Cette jument est née en 1950 de Kairos et Rhyticère dans le haras de monsieur et madame Karle, à Croissanville, dans le Calvados. Son driver fut Charlie Mills1. Comme Uranie, Gélinotte a montré très vite un talent hors du commun, adoubé à un caractère très affirmé. Certains diront exécrable. Sa rencontre avec Charlie Mills va être décisive. Lauréate de deux Prix d’Amérique (1956/1957), elle assoit aussi sa supériorité sur l’Europe du Trot. Elle réalise l'exploit d'enlever tous les Grands Internationaux du meeting d'hiver à Vincennes (Prix d’Amérique – de France – de Paris) deux années de suite et remporte deux fois l’Elitloppet, la grande épreuve suédoise

 

Premier super-crack du trot de l'après-guerre, avec un record de 1'16"5 pour parcourir un kilomètre, elle gagna de nombreuses course en Europe, souvent rendant des handicaps au départ contre les meilleurs champions. Son aptitude au voyage lui valut le surnom de "Madone des sleepings".

 

Elle a été la première à enlever (deux fois) le grand chelem français (Prix d'Amérique-Prix de France - Prix de Paris) et la première à enlever le grand chelem européen (Prix d'Amérique - Elitloppet - Grand Prix de la Loterie).

 

Parmi sa descendance, le plus connu fut Ura, le grand-père paternel d'Ourasi, autre crack.

 

Elle mourut au poulinage en 1970, et fut enterrée à Croissanville. Le Prix Gélinotte est une course de groupe II qui lui rend hommage.

  • Jamin
    la classe à l’état pur. Cheval doté d’une vitesse exceptionnelle, il est le premier à être passé sous la barre des 1’20’’ à Vincennes en 1960. Gagnant de deux Prix d’Amérique (1958/1959), il devient une star aux États-Unis après avoir remporté la première édition du Championnat du Monde officieux, l’International Trot en 1959
  • Roquépine
    force de la nature, au comportement très masculin, Roquépine est le meilleur trotteur du monde de 1966 à 1968. Elle collectionne alors trois Prix d’Amérique, deux Elitloppet (Suède), deux International Trot (USA). Au haras, elle devient la mère de Florestan, étalon référence en France
  • Tidalium Pelo
    grand cheval d’1,73 m surnommé le "diable noir", Tidalium Pelo était un cheval polyvalent, aussi performant au trot attelé qu’au monté. Deux fois vainqueur au palmarès des Prix d’Amérique et de Cornulier>, il a aussi gagné en Europe l’Elitloppet (Suède) et le Prix des Meilleurs (Allemagne).
  • Une de Mai
    la reine sans couronne. Détentrice de 74 victoires, Une de Mai a régné sur le trotting mondial au début des années 1970. Il lui manque juste à son palmarès la plus grande épreuve d’entre toutes, le Prix d’Amérique. Extraordinaire sur les parcours de vitesse, elle bat tous les cracks y compris Nevele Pride en 1969, un américain phénoménal, dans l’International Trot à Roosevelt Raceway. En France, elle détient le record de victoires dans le Critérium de Vitesse de la Côte d’Azur avec cinq citations.
  • Bellino II
    surnommé le "rouleau-compresseur", véritable force de la nature, il s’est d’abord révélé au trot monté jeune puis s’est imposé comme le meilleur trotteur du monde à l’attelé à partir de 7 ans. Seul cheval à figurer trois fois au palmarès combiné des Prix d’Amérique et de Cornulier, il était d’une maniabilité étonnante pour son gabarit, et appréciait autant Vincennes que les petites pistes tournantes américaines et italiennes. À l’âge de 10 ans, il s’est retiré sur une victoire dans laquelle il améliorait son chrono record en faisant afficher 1’13’’8 ! C’était dans le Prix des Géants, aux Pays-Bas, en 1978.
  • Idéal du Gazeau
    trotteur extrêmement populaire du début des années 1980, il incarnait le rêve accessible à tous. Acheté une somme modique par une association de propriétaires, Idéal du Gazeau était un trotteur naturel, à l’esprit de compétition inné. De petite taille, "Petit Bonhomme" a gagné deux Prix d’Amérique, deux Elitloppet (Suède) et trois International Trot (USA). Il détient d’ailleurs le record de succès dans cette dernière épreuve aujourd’hui disparue. À la fin de sa carrière, il était le trotteur le plus riche du monde (15,5 millions de francs ou 2,369 millions d'euros).
  • Ourasi
    Vincennes était son jardin. Très doué dès l’âge de 2 ans, il n’a pourtant réellement "explosé" qu’à l’âge de 5 ans. Invaincu de 1986 au 5 mai 1987, il enchaîne alors 22 victoires incluant deux Prix d’Amérique. Trotteur ultra médiatisé surnommé le "roi fainéant", en raison de son apparent dédain pour la compétition et l’effort, Ourasi est le seul trotteur de l’histoire à avoir remporté quatre Prix d’Amérique. En 1988, son duel avec le crack américain Mack Lobell, dans une épreuve créée de toute pièce en la circonstance, le March of Dimes (le "match du siècle"), suit une dramaturgie rêvée. Ourasi prend le meilleur à Mack Lobell au terme d’une bagarre de titans mais subit la loi d’un Sugarcane Hanover survolté. Ourasi était la cible des sept autres protagonistes. L’un d’entre eux a réussi, pour tous les autres, à précéder le roi…
  • Ténor de Baune
    en remportant en 1991 le Prix d’Amérique, Ténor de Baune est entré dans l’histoire comme le premier cheval à être présenté invaincu dans la grande épreuve et à le demeurer. La force de poussée de Ténor de Baune était exceptionnelle. Arrivé amoindri par un virus à sa sortie suivante, dans le Prix de France, le champion a subi sa première défaite, infligée par Ultra Ducal..
  • Jag de Bellouet
    trotteur de grand modèle, il s’est fait connaître au trot monté dans sa jeunesse. Puis, petit à petit, il prend place parmi les meilleurs au trot attelé et obtient à 7 ans en 2004 une 3è place dans le Prix d’Amérique. Il occupe ensuite le fauteuil de meilleur cheval français et même international. Parallèlement à sa suprématie au trot monté (3 Prix de Cornulier de 2004 à 2006), il remporte le Prix d’Amérique 2005. En 2004 et 2005, il gagne 19 de ses 27 courses. Sa carrière se conclut sur le score de 36 victoires pour des gains supérieurs à 4,2 millions d’euros. Le record pour un Trotteur Français.

 

Les autres noms...

 
 Pro Patria

premier lauréat du Prix d’Amérique (1920), il double la mise en 1921.

Passeport
deux fois au palmarès du Prix d’Amérique (1923/1924).

Amazone B
jument fantasque qui a pourtant réussi à gagner deux Prix d’Amérique (1930/1933).

Toscan : leader officiel d’une génération exceptionnelle, celle de Tidalium Pelo, Tony M et Tabriz (au trot monté). A remporté un Prix d’Amérique (1970).

Lurabo
cheval magnifique à la tête très expressive, il remporte le Prix d’Amérique 1984 et abaisse le record de la piste de Vincennes à 1’13’’7 dans le Prix de France de la même année.

Lutin d’Isigny
au palmarès du Prix d’Amérique 1985, ses autres titres de gloire ont été signés aux États-Unis avec deux International Trot.

Mon Tourbillon
cheval doté d’une terrible pointe de vitesse qui a possédé quelques minutes le record du monde du mile (1.609 mètres) en 1985 après sa victoire dans une batterie de l’Elitloppet. Principal rival d’Ourasi qu’il n’a jamais réussi à précéder.

Ultra Ducal
cheval alezan au geste de grande ampleur, il a été le premier à dominer Ténor de Baune dans le Prix de France. Détenteur également d’un Prix de Paris en temps record.

Abo Volo
cheval aux jambes fragiles, il est connu pour avoir apporté le premier succès dans le Prix d’Amérique à la famille Viel, en 1997. Cette grande famille du Trot français comptait auparavant pas moins de six 2e places depuis 1970…

Général du Pommeau
cheval au petit modèle qui a figuré au sommet de la hiérarchie française de l’âge de 2 ans à 10 ans. Gagnant du Prix d’Amérique 2000 en un temps record (1’12’’6).

Offshore Dream
ce cheval précoce a remporté le Prix d’Amérique en 2007 à l’âge de 5 ans puis a répété en 2008.
 
 
Seuls quatre trotteurs ont réalisé un triplé dans le Prix d’Amérique : Uranie, Roquépine, Bellino II et Ourasi.
Ce dernier est encore supérieur aux autres grâce à un quatrième succès. C’est le record absolu.

 

STARS DE PLAT

Gladiateur : Napoléon fait cheval
Le vengeur de Waterloo ! C'est ainsi qu'a été qualifié le champion français Gladiateur. Cinquante ans après la tristement célèbre défaite de Napoléon, Gladiateur venge l'honneur français en remportant le Derby d'Epsom de 1865. Il est le premier cheval non-britannique à triompher dans ce qui est alors la plus grande course du monde. Il remporte également sur le sol anglais, les 2000 Guinées et le Saint-Léger, s’adjugeant ainsi la Triple Couronne. La Couronne en tremble et les notables britanniques, qui n’ont jamais cru possible un succès français, restent sans voix. Gladiateur remportera également le Grand Prix de Paris à Longchamp où trône aujourd'hui sa statue face à la grille d’honneur.

Tantième : un champion sans âge
Star de l'après-guerre, Tantième est connu comme étant le seul cheval de l'histoire des courses à être resté le meilleur à 2, 3 et 4 ans ! Déjà vainqueur du Grand Critérium mais aussi du Prix de la Forêt (où il bat ses aînés) à 2 ans, il gagne le Prix de l'Arc de Triomphe à 3 ans, après avoir terminé 2e du Prix du Jockey-Club, déclaré battu à vue d'œil puisque la photo-finish n'existait pas encore. Auteur d'un doublé dans l'Arc à 4 ans, Tantième est désigné comme le chef d'œuvre de son entraîneur François Mathet et de son propriétaire François Dupré, dont les couleurs ont par la suite été portées par les chevaux de Jean-Luc Lagardère.

Right Royal : perle de l'élevage français
Elève chéri de Mme Jean Couturié, l’une des grandes figures des courses de l'après-guerre, Right Royal est le fleuron du Haras du Mesnil dans la Sarthe. Déjà meilleur de sa génération à 2 ans, Right Royal poursuit brillamment dans cette voie à 3 ans et réussit le triptyque Poule d'Essai-Lupin-Jockey-Club, passant ainsi allègrement de 1 600 aux 2 400 mètres. Il se permet même une escapade victorieuse outre-manche, enlevant les King George VI and Queen Elizabeth Stakes à Ascot devant la famille royale.

Sea Bird : " le " cheval du XXe siècle
Malgré la concurrence, l'enthousiasme récurrent et les superlatifs vite distribués, Sea Bird est resté, jusqu'en 2000, le " cheval du siècle ". Lauréat en Angleterre du Derby d'Epsom, le pensionnaire d'Étienne Pollet fournira une démonstration sensationnelle dans le Prix de l'Arc de Triomphe en s'imposant de six longueurs tout en s'étant complètement dérobé à l'extérieur le long de la ligne droite sous la monte de l'Australien Bill Pyers.

Allez France : « la reine de Longchamp »
Sous les couleurs de la prestigieuse casaque bleue de la famille Wildenstein, Allez France, dotée d’un talent et d’un tempérament exceptionnels, a dominé les générations de pouliches des années 70, de sa saison de 2 ans jusqu’à ses 5 ans (fait rarissime !). Montée par Yves Saint-Martin, cette fille de Sea Bird et de Priceless Gem remporte à Longchamp en 1972 le Critérium des Pouliches réservé aux pouliches de 2 ans. En 1973, elle gagne la Poule d’Essai des Pouliches, le Prix de Diane, le Prix Vermeille et se place 2e du Prix de l’Arc de Triomphe remporté par Rheingold. En 1974, celle que le public a baptisé «la reine de Longchamp » est à l’apogée de sa forme. Elle remporte les Prix d’Harcourt, Ganay, Ispahan et Foy avant d’offrir à l’écurie Wildenstein sa première victoire dans le prix de l’Arc de Triomphe, associée à son fidèle Yves Saint-Martin, pourtant blessé. A 5 ans, elle remporte les Prix Ganay, Foy et Dollar et termine sa carrière sur une très honorable 5e place dans le Prix de l’Arc de Triomphe remporté par Star Appeal. Allez France a été entraînée par Albert Klimscha en 1972 et 1973, puis par Angel Penna en 1974 et 1975. Exclusivement montée par Yves Saint-Martin durant 21 courses, Allez France et son jockey fétiche ont remporté huit courses du Groupes 1 et douze de ses treize victoires à Longchamp.

Irish River : le maître du mile
Fils du grand Riverman, Irish River s’est imposé comme le meilleur spécialiste du mile des années 1970. Il n'a été battu qu'une seule fois dans un Grand Prix (le Prix Lupin, couru sur une distance de 2 100 mètres qui représentait pour lui " le bout du monde "). Il réussit une superbe passe de quatre à 3 ans en enchaînant Poule d'Essai, Prix d'Ispahan, Prix Jacques le Marois et Prix du Moulin de Longchamp. Irish River entre au haras auréolé de dix victoires en douze sorties, dont sept Groupe 1 avant de devenir un grand étalon.




Miesque : puissance et classe
Cette jument a marqué la fin des années 80. Née en 1984 de Nureyev et Pasadoble, elle excellait sur 1 600 mètres. Entraînée par François Boutin, Miesque a réalisé la performance de remporter 10 courses du Groupe 1 en trois saisons, entre 2 et 4 ans. Outre ses victoires en France (Prix Marcel Boussac, Prix du Haras de Fresnay Le Buffard - Jacques le Marois, Prix du Moulin de Longchamp...), elle a remporté plusieurs courses prestigieuses à l’étranger : 1 000 Guinées à Newmarket, Breeders’ Cup Mile à Churchill Downs en 1987 et à Hollywood en 1988. Elle a reçu à deux reprises l’Eclipse Award de « meilleure femelle sur le gazon » aux Etats-Unis. Sacrée meilleure « miler » à 3 ans en France et en Grande-Bretagne, elle a également été élue Cheval de l’Année en 87 et 88 en France. Devenue poulinière, elle a mis au monde deux champions, Kingmambo (devenu un étalon de premier plan) et East of the Moon (Prix de Diane et Poule d’Essai) ainsi que plusieurs autres gagnants de top niveau dont Miesque’s Son, le futur père de Whipper.

Hélissio : l'athlète
Grand et majestueux, favori malheureux du Prix du Jockey-Club puis vainqueur du Grand Prix de Saint-Cloud, Hélissio va adopter la position des fins stratèges pour l' « Arc » 1996 et réussir son challenge. Il prend la tête et la corde dès la sortie des stalles. Puis son avance augmente progressivement avant de s’imposer de cinq longueurs. Dès le passage du poteau, le jockey salue la foule tant la victoire a été facile. C’est aussi le premier succès dans l’ « Arc » pour l’entraîneur Elie Lellouche et le jockey Olivier Peslier.

Peintre Célèbre : la classe à l'état pur
Engagé dans sept compétitions de haut niveau, ce fils de Nureyev s’est imposé 5 fois et a terminé une fois deuxième et une fois troisième. Ses trois victoires les plus marquantes interviennent au cours de l’année 1997 avec le Prix du Jockey-Club, le Grand Prix de Paris et bien évidemment le Prix de l’Arc de Triomphe. Cet alezan puissant et placide a brisé le signe indien de la famille Wildenstein en gagnant le Prix du Jockey-Club. Brillant dans le Grand Prix de Paris, Peintre Célèbre a ensuite marqué l’histoire du Prix de l’Arc de Triomphe en remportant la victoire avec cinq longueurs d’avance et en détenant le record de vitesse de la course : 2'24''60 sur 2 400 mètres, soit une moyenne de 60 km/h. Il est considéré, jusqu’à ce jour, comme le seul pur-sang capable de placer une véritable double accélération. Cette « sixième vitesse » reste encore gravée dans le souvenir des nombreux sportsmen qui ont eu la chance de le voir courir. Aujourd’hui, il fait la monte au Coolmore Stud en Irlande, le très renommé haras irlandais.

Jim and Tonic : un ambassadeur de luxe
Bien que ses origines soient modestes, Jim and Tonic est devenu le cheval français le plus riche de l'histoire, glanant l'équivalent de 4,6 Millions d’euros de gains. Elevé en Normandie par Elizabeth Doumen, épouse de l’entraîneur François Doumen qui avait lui-même acquis et entraîné ses père et mère, Jim and Tonic est un véritable ambassadeur des courses françaises. Il a couru sur pratiquement tous les continents et décroché ses trophées les plus prestigieux à Hong Kong (Hong Kong International Cup 1999) et Dubaï (Dubaï Duty Free 2001).

Dalakhani : la force tranquille
Le Prince Karim Aga Khan a possédé de nombreux champions mais Dalakhani est sans doute l’un des meilleurs. Ce poulain gris au calme olympien s’est fait remarquer dès son plus jeune âge, remportant son premier Groupe 1 à deux ans, le Critérium International. L’année suivante, il a survolé les épreuves préparatoires au Prix du Jockey Club, le championnat pour chevaux de trois ans. Le jour de cette grande course, il est arrivé serein sur l’hippodrome et a remporté une brillante victoire. Le rêve du jeune jockey d’alors, Christophe Soumillon, était de gagner son premier Prix de l’Arc de Triomphe avec son complice Dalakhani. Le crack lui a offert cette joie le premier dimanche d’octobre 2003.

Divine Proportions : tout simplement divine
Cette jolie pouliche baie avec une liste en tête s’est imposée dans les quatre premières épreuves du Groupe I auxquelles elle a participé. Véritable championne à deux ans, elle s’adjuge le Prix Morny et le Critérium des Pouliches-Prix Marcel Boussac. Son parcours fait penser à celui de sa glorieuse aînée, Miesque, dont elle défend la même casaque, celle de la famille Niarchos. Son entraîneur est Pascal Bary, qui fut l’assistant de François Boutin, le mentor de Miesque. A trois ans, elle s’impose dans la Poule d’Essai des Pouliches et réussit là où Miesque échoua, triomphant dans le Prix de Diane. Elle arrive invaincue au départ du Prix Jacques Le Marois mais doit se contenter de la quatrième place, diminuée par un problème à une jambe. Sa carrière est donc prématurément arrêtée. Divine Proportions a en tout cas permis à son jeune jockey, Christophe-Patrice Lemaire, de prouver toute l’étendue de son talent. Il est, aujourd’hui, l’une des plus fines cravaches du monde.


STARS DE L'OBSTACLE


Hyères III : la valeureuse
Jument ménagée dans sa jeunesse, Hyères III se révèle au top niveau lorsqu'elle remporte son premier Grand Steeple-chase de Paris en 1964. Egalement lauréate l'année suivante, face à l'anglais Jay Trump, américain d'origine et lauréat du Grand National de Liverpool, la brave, sérieuse et valeureuse Hyères III, entraînée par Léon Gaumondy, devient un an plus tard le premier cheval de l'histoire à réussir un triplé dans le Grand Steeple.

Katko : le roi d'Auteuil
Né le 2 avril 1983 au Domaine de la Beauvoisinière, propriété du Comte de Montesson, située à Echauffour dans l'Orne, Katko est décédé le 24 janvier 2002, à Chantilly. Son squelette est aujourd’hui exposé au musée de l’hippodrome d’Auteuil. Avec Al Capone II, il est probablement le cheval d’obstacle du siècle. A la fin des années 80, il règne en maître sur Auteuil, et devient, à l’instar de Hyères III, le deuxième cheval de l'histoire à remporter trois fois le Grand Steeple-Chase (1988 avec Dominique Vincent 1989 et 1990 avec Jean-Yves Beaurain), le Grand-Steeple-chase de Paris, épreuve-phare de l’obstacle (5 800 m et 23 obstacles). En 1988, à 5 ans, la légende d’Auteuil ne connaît aucune défaite, alignant 6 succès en 6 courses : le Prix Troytown, le Prix Murat, le Prix Ingré, le Prix Millionnaire II, le Grand Steeple-Chase de Paris et le Prix Doublon. C’est sous l’entraînement de Bernard Secly et sous les couleurs de son éleveur, le Comte de Montesson que Katko a effectué une véritable carrière de légende soldée par 20 victoires et 9 places pour plus de 7,7 millions de francs de gains. Katko a pris une paisible retraite le 23 juin 1992 au Centre d'Entraînement de Chantilly à l’issue d’une carrière d'athlète comprenant 20 victoires et trois Grand Steeple-chase de Paris.

The Fellow, Ucello II et Ubu III : les Trois Mousquetaires
A la fin des années 1980, la marquise de Moratalla achète trois jeunes A.Q.P.S ; prometteurs et les place à l'entraînement chez François Doumen. Ils s'appellent The Fellow, Ucello II et Ubu III. Grâce à ces « Trois Mousquetaires », la casaque rouge toque verte domine la scène de l'Obstacle français. Chacun d'entre eux réussit à remporter le Grand Steeple-chase de Paris : tout d'abord The Fellow en 1991, puis Ucello II, qui fera le doublé en 1993 et 1994, et enfin Ubu III en 1995. The Fellow a même permis aux couleurs françaises de remporter la célèbre Gold Cup de Cheltenham, "l'autre" grande course anglaise (avec le Grand National de Liverpool).

Al Capone II : l'ami de tout un peuple
Entraîné par Bernard Sécly depuis ses débuts en course et monté par Jean-Yves Beaurain, son fidèle partenaire, Al Capone II, vedette d'Auteuil des années 1990, était l'ami du public qui tremblait pour lui à chaque obstacle. S'il n'a remporté qu'une seule fois le Grand Steeple-chase de Paris, Al Capone II s'est rendu célèbre grâce à un exploit unique : sept victoires consécutives (1993/1999) dans le Prix La Haye Jousselin, l’épreuve-phare du second semestre de la saison de l’obstacle). Véritable légende vivante de l’Obstacle, le frère cadet de The Fellow, est un cheval d’exception qui a également remporté, toujours sous les couleurs de Robert Fougedoire, 3 éditions du Prix Troytown, le Grand Steeple-chase de Paris 1997, le Prix Ingré et le Prix Héros XII 1999. A l’issue du Prix La Haye Jousselin 2000 dont il a terminé à la 2ème place, il a pris, à l’âge de 12 ans, une retraite bien méritée dans les écuries de France Galop à Chantilly. Sa longévité exceptionnelle au top niveau est marquée par vingt-six victoires et trente-deux places en soixante-cinq sorties. Avec, à la clé, un record de France de gains en obstacle (2,6 M €). Sa statue domine le rond de présentation d’Auteuil depuis décembre 2000, grâce à l’initiative de Paris-Turf et de France Galop qui ont lancé conjointement une souscription auprès des admirateurs de ce grand champion au palmarès exceptionnel.

Or Jack et Sleeping Jack : sous le sceau Ortet-Pieux
Ombrageux mais très doué, l'alezan Or Jack est le premier à porter au sommet le duo entraîneur/jockey formé à Pau : Jacques Ortet (entraîneur français tête de liste) et Christophe Pieux (jockey, quinze fois Cravache d'Or). Vainqueur des meilleures épreuves d'Enghien, d'Italie (dont le Grand Steeple-chase de Merano) et de Pau, Or Jack réussit un retour fracassant après une absence de plus de deux ans entre 1997 et fin 1999. En 2000, à l'âge de 11 ans, Or Jack, meilleur que jamais, défraye la chronique en remportant un troisième Grand Prix de Pau. Il s'aligne ensuite au départ du Gras Savoye Grand Steeple-chase de Paris, alors qu'il n'avait pas couru à Auteuil depuis sa prime jeunesse. Or Jack n'échoue que d'un souffle face à Vieux Beaufai. C’était en 2000. Depuis, Sleeping Jack a permis au tandem Ortet-Pieux de réaliser son rêve en remportant le Grand Steeple-chase de Paris en 2005.

Archy Bald : le marathonien
Gagner un Grand Cross de Craon, sur les 6 000 mètres de la Touche (Mayenne), avec labours, passage de route et autres réjouissances, est déjà un exploit en soi. En remporter cinq tient de la légende ! Le marathonien Archy Bald a pourtant accompli cet extraordinaire challenge. Entraîné en Mayenne par Philippe Cormier-Martin et monté par le jockey amateur Philippe Bréchet, il s’est imposé dans ce marathon quatre fois consécutivement entre 1996 et 1999. Si Archy Bald n'a pu participer à l'édition 2000, victime d'une blessure, il est venu reprendre son titre en 2001, à 13 ans, après plus d'un an d'absence et devant plus de 20 000 personnes venues en fervents supporters.

Kotkijet offre la consécration de l’Obstacle à la casaque Wildenstein
Ce colossal sauteur à la robe quasiment noire a offert la consécration à la casaque bleue de Daniel Wildenstein dans le Gras Savoye Grand Steeple-chase en 2001. Bien que conforté par un palmarès éloquent, le célèbre propriétaire a dû patienter plusieurs décennies avant de vivre ce moment de joie intense, cinq mois seulement avant son décès. En 2003, après plus d’un an et demi d’absence en raison de terribles problèmes de jambes, Kotkijet a rendu un dernier hommage au grand propriétaire en épinglant un deuxième Grand Steeple-chase de Paris à son tableau de chasse.

Princesse d’Anjou : petite fée au grand cœur
Entraînée par François-Marie Cottin et montée par l’irlandais Philipp A Carberry, Princesse d’Anjou, a réussi l’exploit de remporter le Gras Savoye Grand Steeple-chase de Paris au printemps et le Prix La Haye Jousselin à l’automne. Pourtant, avant sa victoire de mai, personne n’avait un regard pour cette « Cendrillon ». Petite jument bai-brune, elle faisait pâle figure face au colosse Kotkijet ou à l’élégant Cyrlight. Pourtant, au terme des 5 800 mètres et des 23 obstacles du Gras Savoye Grand Steeple-chase de Paris, elle a pris la tête de la course devant ses coriaces adversaires. Peu fière de cette victoire, elle a confirmé, en novembre qu’elle était la reine de la discipline en France. Elle a également exaucé le vœu le plus cher de son propriétaire, Jean-Paul Sénéchal qui voyait triompher pour la première fois ses couleurs dans les épreuves-phares d’Auteuil.

Les courses de trot attelé sont cependant les plus nombreuses et les plus connues du grand public. Le trotteur tire un attelage très léger (le sulky) sur lequel s’assied le driver.

La France est le deuxième pays au monde en terme d'organisation des courses de trot derrière les États-Unis. Comme ces derniers, la France possède également la particularité de posséder sa propre race, le Trotteur Français, contrairement à d’autres pays où les Trotteurs sont issus de courants de sang importés. La discipline internationale par excellence est le trot attelé.Le pilote ou driver commande le trotteur aux moyens de guides. Véritable contact physique entre la bouche du trotteur et les mains du driver, les guides véhiculent les commandes de direction et de vitesse au cheval. L'image ci-dessus en est une illustration.

 

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Les courses de trot monté : cette fois le cheval porte le jockey sur son dos, comme au galop (mais il lui est formellement interdit de galoper).

Le trot monté est quant à lui une épreuve d'équitation qui se court essentiellement en France et en Belgique. Le jockey est assis directement sur le cheval. L'épreuve consiste à atteindre en premier la ligne d'arrivée es restant sur le dos du cheval. Le cheval au galop dans ce cas sera disqualifié. L'épreuve principale dans ce as est le prix du Cornulier.

Le trot attelé est une course où le driver est assis sur un sulky tracté par le cheval. Le cheval doit trotter le plus vite possible pour atteindre le premier la ligne d’arrivée, mais il ne doit en aucun cas se mettre au galop, sous peine de disqualification.
Tandis qu'au trot monté, le jockey est assis directement sur la selle du cheval. Il y a deux façons de monter : la monte dite traditionnelle, et la monte en avant (le jockey se colle le plus près possible de la tête du cheval). Tout comme le trot attelé, le cheval qui ne respecte pas le trot est disqualifié.

En effet les plus grands noms du trot attelé en France sont du moins quelques uns:

Uranie: Cette jument débuta victorieusement à Rouen le 14 mai 1923. Première grande dame du trot français et premier trotteur à avoir inscrit trois fois son nom au palmarès du Prix d’Amérique (1926/1927/1928). Jument extrêmement populaire, au trot aérien, on disait d'elle qu'elle possédait des ailes. Un an plus tard, la fille d'Intermède et de Pastourelle par Gladiateur est vendue à F. Vanackère qui la confie à Valentino Capovilla. Celui-ci comprend très vite qu'il a une jument exceptionnelle mais très difficile, commettant souvent des fautes. Retirée au haras en 1930, elle eut six poulains dont les frères Kairos et Ogaden par The Great Mc Kinney, qui marqueront l'élevage du trotteur français. Elle s'éteint en 1947 à l'âge de vingt-sept ans.

 

 

 


 

Fandango était un cheval de course de race trotteur français (né le 20 avril 1949), spécialiste du trot monté. Il remporta les principales épreuves de sa génération dans cette spécialité et remporta également à l'attelé le Critérium des 3 ans. Il fut également un étalon aux produits remarquables, tant sur les hippodromes qu'au haras. champion absolu au trot monté, discipline dans laquelle il enchaîne 38 victoires consécutives de 3 à 5 ans ! Il est deux fois au palmarès du Prix de Cornulier à 4 ans (un exploit) et à 5 ans. Devenu un étalon très performant, il accède au statut de chef de race et apparaît aujourd’hui dans le pedigree d’un très grand nombre de Trotteurs Français. En début d'année 1955, contre l'avis des frères Gougeon, son propriétaire décide de le présenter convalescent pour son 3e Cornulier. Il n'y termine que 5e lors de ce qui constituera sa dernière course. Il est alors dirigé vers le haras, où il réalisera une carrière encore plus prestigieuse, puisqu'on le considère, au même titre que Kerjacques ou Carioca II, comme un chef de race du trotteur français d'aujourd'hui.

Classiques (Groupe I)

 

Gélinotte est un cheval de course participant aux courses de trot.

 

Cette jument est née en 1950 de Kairos et Rhyticère dans le haras de monsieur et madame Karle, à Croissanville, dans le Calvados. Son driver fut Charlie Mills1. Comme Uranie, Gélinotte a montré très vite un talent hors du commun, adoubé à un caractère très affirmé. Certains diront exécrable. Sa rencontre avec Charlie Mills va être décisive. Lauréate de deux Prix d’Amérique (1956/1957), elle assoit aussi sa supériorité sur l’Europe du Trot. Elle réalise l'exploit d'enlever tous les Grands Internationaux du meeting d'hiver à Vincennes (Prix d’Amérique – de France – de Paris) deux années de suite et remporte deux fois l’Elitloppet, la grande épreuve suédoise

 Premier super-crack du trot de l'après-guerre, avec un record de 1'16"5 pour parcourir un kilomètre, elle gagna de nombreuses course en Europe, souvent rendant des handicaps au départ contre les meilleurs champions. Son aptitude au voyage lui valut le surnom de "Madone des sleepings".


 

Elle a été la première à enlever (deux fois) le grand chelem français (Prix d'Amérique-Prix de France - Prix de Paris) et la première à enlever le grand chelem européen (Prix d'Amérique - Elitloppet - Grand Prix de la Loterie).

 Parmi sa descendance, le plus connu fut Ura, le grand-père paternel d'Ourasi, autre crack.

 Elle mourut au poulinage en 1970, et fut enterrée à Croissanville. Le Prix Gélinotte est une course de groupe II qui lui rend hommage.

  • Jamin
    la classe à l’état pur. Cheval doté d’une vitesse exceptionnelle, il est le premier à être passé sous la barre des 1’20’’ à Vincennes en 1960. Gagnant de deux Prix d’Amérique (1958/1959), il devient une star aux États-Unis après avoir remporté la première édition du Championnat du Monde officieux, l’International Trot en 1959
  • Roquépine
    force de la nature, au comportement très masculin, Roquépine est le meilleur trotteur du monde de 1966 à 1968. Elle collectionne alors trois Prix d’Amérique, deux Elitloppet (Suède), deux International Trot (USA). Au haras, elle devient la mère de Florestan, étalon référence en France
  • Tidalium Pelo
    grand cheval d’1,73 m surnommé le "diable noir", Tidalium Pelo était un cheval polyvalent, aussi performant au trot attelé qu’au monté. Deux fois vainqueur au palmarès des Prix d’Amérique et de Cornulier>, il a aussi gagné en Europe l’Elitloppet (Suède) et le Prix des Meilleurs (Allemagne).
  • Une de Mai
    la reine sans couronne. Détentrice de 74 victoires, Une de Mai a régné sur le trotting mondial au début des années 1970. Il lui manque juste à son palmarès la plus grande épreuve d’entre toutes, le Prix d’Amérique. Extraordinaire sur les parcours de vitesse, elle bat tous les cracks y compris Nevele Pride en 1969, un américain phénoménal, dans l’International Trot à Roosevelt Raceway. En France, elle détient le record de victoires dans le Critérium de Vitesse de la Côte d’Azur avec cinq citations.
  • Bellino II
    surnommé le "rouleau-compresseur", véritable force de la nature, il s’est d’abord révélé au trot monté jeune puis s’est imposé comme le meilleur trotteur du monde à l’attelé à partir de 7 ans. Seul cheval à figurer trois fois au palmarès combiné des Prix d’Amérique et de Cornulier, il était d’une maniabilité étonnante pour son gabarit, et appréciait autant Vincennes que les petites pistes tournantes américaines et italiennes. À l’âge de 10 ans, il s’est retiré sur une victoire dans laquelle il améliorait son chrono record en faisant afficher 1’13’’8 ! C’était dans le Prix des Géants, aux Pays-Bas, en 1978.
  • Idéal du Gazeau
    trotteur extrêmement populaire du début des années 1980, il incarnait le rêve accessible à tous. Acheté une somme modique par une association de propriétaires, Idéal du Gazeau était un trotteur naturel, à l’esprit de compétition inné. De petite taille, "Petit Bonhomme" a gagné deux Prix d’Amérique, deux Elitloppet (Suède) et trois International Trot (USA). Il détient d’ailleurs le record de succès dans cette dernière épreuve aujourd’hui disparue. À la fin de sa carrière, il était le trotteur le plus riche du monde (15,5 millions de francs ou 2,369 millions d'euros).
  • Ourasi
    Vincennes était son jardin. Très doué dès l’âge de 2 ans, il n’a pourtant réellement "explosé" qu’à l’âge de 5 ans. Invaincu de 1986 au 5 mai 1987, il enchaîne alors 22 victoires incluant deux Prix d’Amérique. Trotteur ultra médiatisé surnommé le "roi fainéant", en raison de son apparent dédain pour la compétition et l’effort, Ourasi est le seul trotteur de l’histoire à avoir remporté quatre Prix d’Amérique. En 1988, son duel avec le crack américain Mack Lobell, dans une épreuve créée de toute pièce en la circonstance, le March of Dimes (le "match du siècle"), suit une dramaturgie rêvée. Ourasi prend le meilleur à Mack Lobell au terme d’une bagarre de titans mais subit la loi d’un Sugarcane Hanover survolté. Ourasi était la cible des sept autres protagonistes. L’un d’entre eux a réussi, pour tous les autres, à précéder le roi…
  • Ténor de Baune
    en remportant en 1991 le Prix d’Amérique, Ténor de Baune est entré dans l’histoire comme le premier cheval à être présenté invaincu dans la grande épreuve et à le demeurer. La force de poussée de Ténor de Baune était exceptionnelle. Arrivé amoindri par un virus à sa sortie suivante, dans le Prix de France, le champion a subi sa première défaite, infligée par Ultra Ducal..
  • Jag de Bellouet
    trotteur de grand modèle, il s’est fait connaître au trot monté dans sa jeunesse. Puis, petit à petit, il prend place parmi les meilleurs au trot attelé et obtient à 7 ans en 2004 une 3è place dans le Prix d’Amérique. Il occupe ensuite le fauteuil de meilleur cheval français et même international. Parallèlement à sa suprématie au trot monté (3 Prix de Cornulier de 2004 à 2006), il remporte le Prix d’Amérique 2005. En 2004 et 2005, il gagne 19 de ses 27 courses. Sa carrière se conclut sur le score de 36 victoires pour des gains supérieurs à 4,2 millions d’euros. Le record pour un Trotteur Français.

 Les autres noms...

Pro Patria
premier lauréat du Prix d’Amérique (1920), il double la mise en 1921.

Passeport
deux fois au palmarès du Prix d’Amérique (1923/1924).

Amazone B
jument fantasque qui a pourtant réussi à gagner deux Prix d’Amérique (1930/1933).

Toscan : leader officiel d’une génération exceptionnelle, celle de Tidalium Pelo, Tony M et Tabriz (au trot monté). A remporté un Prix d’Amérique (1970).

Lurabo
cheval magnifique à la tête très expressive, il remporte le Prix d’Amérique 1984 et abaisse le record de la piste de Vincennes à 1’13’’7 dans le Prix de France de la même année.

Lutin d’Isigny
au palmarès du Prix d’Amérique 1985, ses autres titres de gloire ont été signés aux États-Unis avec deux International Trot.

Mon Tourbillon
cheval doté d’une terrible pointe de vitesse qui a possédé quelques minutes le record du monde du mile (1.609 mètres) en 1985 après sa victoire dans une batterie de l’Elitloppet. Principal rival d’Ourasi qu’il n’a jamais réussi à précéder.

Ultra Ducal
cheval alezan au geste de grande ampleur, il a été le premier à dominer Ténor de Baune dans le Prix de France. Détenteur également d’un Prix de Paris en temps record.

Abo Volo
cheval aux jambes fragiles, il est connu pour avoir apporté le premier succès dans le Prix d’Amérique à la famille Viel, en 1997. Cette grande famille du Trot français comptait auparavant pas moins de six 2e places depuis 1970…

Général du Pommeau
cheval au petit modèle qui a figuré au sommet de la hiérarchie française de l’âge de 2 ans à 10 ans. Gagnant du Prix d’Amérique 2000 en un temps record (1’12’’6).

Offshore Dream
ce cheval précoce a remporté le Prix d’Amérique en 2007 à l’âge de 5 ans puis a répété en 2008.
 
 
Seuls quatre trotteurs ont réalisé un triplé dans le Prix d’Amérique : Uranie, Roquépine, Bellino II et Ourasi.
Ce dernier est encore supérieur aux autres grâce à un quatrième succès. C’est le record absolu.

LE PLAT

Le principe de la course de plat (ou galop) est, a première vue, très simple : partir au galop, et franchir le poteau d'arrivée le premier.

Les distances de course sont variables, de 900 (quelques courses pour deux ans) à 4 000 mètres (par exemple le Cadran se disputant sur l'hippodrome de Longchamp à Paris), mais le plus souvent comprises entre 1 600 et 2 400 mètres, le mile anglais étant la référence historique, avec ses 1 609 mètres.

Les chevaux prennent le départ dans des stalles, c’est-à-dire des boîtes dans lesquelles ils rentrent et qui s'ouvrent automatiquement lorsque le départ est donné.

Cependant, pour obtenir une course disputée, il faut que tous les concurrents puissent s'exprimer, même si leur potentiel est moindre. C'est le principe du handicap : avant la course, le handicapeur attribue à chaque cheval un certain poids qu'il va devoir porter tout au long de la course.

Les poids sont répartis en fonction des résultats des chevaux, et varient entre 50 et 62 kg en France (les chiffres et unités de poids changent selon les pays). Ainsi, le cheval vainqueur d'une course recevra une charge supplémentaire pour la course suivante. Au contraire, un cheval faisant une piètre course se verra retirer du poids pour la suivante. L'objectif est donc d'obtenir la course la plus serrée possible.

Cette valeur estimée peut évidemment évoluer en cours d'année (à la hausse ou à la baisse). Mais sachez que la valeur estimée d'un cheval n'est pas susceptible d'être modifiée par la seule et unique raison qu'il a déçu à une, voire deux, trois reprises.

Les distances

Elles varient selon les aptitudes des chevaux qui sont classés par famille

  • 1.000 mètres et 1.100 mètres. Ce sont les courses de sprinters
  • 1.200 mètres à 1.400 mètres. Ce sont les courses de flyers
  • 1.600 mètres à 1.800 mètres. On les appelle courses de milers
  • Entre 1.800 et 2.400 mètres, on parle de distances intermédiaires
  • 2.400 mètres est considérée comme la distance classique
  • Au delà de 2.400 mètres, on parle de course de tenue pour stayers

Pour les 2 ans, il n'est pas possible de faire cet échantillonnage car l'éventail des distances se cantonne entre 800 et 2.000 mètres, avec un rallongement progressif de la distance au fur et à mesure que l'on avance dans l'année.

 

L'OBSTACLE

Il existe trois types de courses d'obstacles : les haies, le steeple-chase et le cross-country.

Pour ces courses, le principe est le même que les courses de plat : partir au galop avec un certain poids attribué par le handicapeur, et franchir le poteau d'arrivée le premier.

Il y a cependant des différences notables avec le plat. D'abord, le départ se fait derrière des élastiques, et non dans des stalles. Ensuite, la piste est parsemée d'obstacles que les chevaux doivent franchir. Enfin, la distance est beaucoup plus importante, ce qui implique pour les chevaux d'avoir une bonne endurance, la vitesse de pointe ne suffisant plus.

Dans les courses de haies, les obstacles sont relativement modestes, il s'agit de haies de buisson de 1,10 mètre. La distance de course varie entre 3 000 et 5 000 mètres, mais la majorité des courses se court sur 3 500 à 3 900 mètres.

Le steeple-chase est la discipline la plus prestigieuse de l'obstacle, les obstacles sont plus hauts et plus complexes, avec notamment le fameux saut de la rivière des tribunes à Auteuil par exemple. De plus, la distance est plus importante, avec en moyenne 4 300 à 4 400 mètres à parcourir, même si certaines courses sont plus longues encore (5 800 mètres).

Les courses de steeple-chase les plus prestigieuses sont le Grand Steeple-Chase de Paris en France, le Nakayama Grand Jump (course la mieux dotée) au Japon et le Grand National de Liverpool, la plus mythique.

Enfin, le cross-country est l'épreuve d'obstacle la plus spectaculaire avec des obstacles naturels divers et variés mais toujours impressionnants (open-ditch, contre-bas, contre-haut, douve, rivière…) et une distance très importante, entre 5 000 et plus de 7 000 mètres (7 300 mètres pour le Prix Anjou-Loire Challenge au Lion d'Angers). C'est donc l'épreuve la plus exigeante et la plus dangereuse, aussi bien pour les chevaux que pour les cavaliers.